Nous vous invitions à signer la pétition demandant le rapatriement de ses restes en cliquant sur le lien ci-dessous :

Le corps de la journaliste française Renée Lafont, fusillée le 1er septembre 1936 par les franquistes, doit être exhumé et rapatrié en France, avec les hommages dus a son engagement antifasciste. Adresse au président Emmanuel Macron.

Monsieur le Président,

La journaliste française Renée Lafont, intellectuelle de gauche, romancière (L’appel de la mer, Les forçats de la volupté…), polyglotte et traductrice (notamment du grand romancier espagnol Vicente Blasco Ibañez, auteur lui-même en 1925 de l’essai Ce que veut la République espagnole, et de Alphonse XIII démasqué, la terreur), était également l’une des meilleures hispanistes de son époque. Fusillée par les franquistes au lieu-dit cordouan « Arroyo del moro » le premier septembre 1936, alors qu’elle avait 58 ans ; selon des témoignages convergents, elle gît dans une fosse commune de l’un des cimetières de Cordoue où sont ensevelis plusieurs centaines de républicains « disparus » (plus de 2 000), que leurs noms soient répertoriés ou pas, essentiellement des ouvriers agricoles, des prolétaires, assassinés par les franquistes dans le cadre de leur « croisade » d’extermination contre « l’anti-Espagne ». Que fait le gouvernement français pour sortir de l’oubli et de sa fosse Renée Lafont ? Imaginons une seconde que le corps ne soit pas celui d’une « rouge », ou se trouve dans des pays « amis de la France », violeurs des droits de l’homme, et avec lesquels vous entretenez pourtant des relations fort amicales… Vous seriez déjà en campagne de « comm’ ».

Monsieur le Président,

L’exhumation du corps de Renée Lafont devient aujourd’hui un enjeu humain et politique incontournable pour la France tout comme pour l’Espagne. Vous ne pouvez cautionner plus longtemps l’oubli délibéré de ce symbole de valeurs humanistes universelles, ainsi que les plus de 115 000 républicains encore recouverts de terre et d’amnésie imposée… S’agirait-il pour les gouvernements français et espagnol d’étouffer un cas « encombrant », parce qu’il rappelle les origines sanglantes du régime espagnol actuel ? Et, au passage, celles du Parti populaire, héritier du franquisme, et d’une monarchie illégitime, poutre maîtresse d’une « transition » sans rupture avec la dictature ? Renée Lafont dérangerait-elle les uns et les autres ?

Un collectif, des associations en France et en Espagne, à Bordeaux(animé par José Garcia), à Cordoue, et ailleurs, des militants des droits de l’homme, de la mémoire, entendent faire de l’exhumation de Renée Lafont un puissant symbole de féminisme, de liberté, d’exigence de justice, de vérité, de réparation, et au-delà, un symbole collectif d’engagement antifasciste. Ils multiplient les initiatives, les appels… Ils frappent aux portes de la France… mais sans être entendus. Les gouvernements français successifs semblent avoir d’autres « priorités ».

Monsieur le Président,

Renée Lafont est née à Amiens, le 04 novembre 1877. Son père, professeur, était originaire de Bayonne. Encartée à la SFIO (Paris), journaliste au « Populaire » de Léon Blum, elle se trouvait en reportage pour le compte du journal socialiste français. Elle est considérée comme la première femme journaliste assassinée lors d’une guerre. Elle fut arrêtée le 29 août 1936 par les fascistes qui tendirent une embuscade à la voiture qui la conduit. Elle couvrait alors les combats de Cordoue ; les franquistes la traduisent, blessée, devant un « tribunal » militaire qui la condamne à mort pour avoir fait seulement son travail, et manifesté, selon l’accusation, des « sympathies républicaines ». On trouva sur elle des documents portant la faucille et le marteau. Elle était, selon certaines archives, en contact avec Marcel Martinet, qui fut dans les années 1920, l’un des responsables de l’Humanité. D’après des versions mensongères, « elle n’aurait pas survécu à ses blessures ». Or, on sait aujourd’hui qu’elle fut bel et bien fusillée.

Monsieur le Président,

Ne fusillez pas sa mémoire. Prenez sans délai les dispositions nécessaires pour que son corps soit exhumé du cimetière cordouan de « La Salud » et rapatrié en France avec les honneurs qui lui sont dus.

 Recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

« Levés avant le jour« , l’Exposition ACER/ONAC « les Brigades internationales, de la guerre d’Espagne à la Résistance » est actuellement présentée du 13 février au 10 mars dans les locaux de la Maison d’Histoire et du Patrimoine, 15 rue de la Prévoyance à 94500 Champigny sur Marne.

Accueil du public et permanences :
– Mardi 20 et mercredi 21 février de 14 à 17 h
– Mardi 27 février et jeudi 1er mars de 14 à 17 h
– mercredi 7 et vendredi 9 mars de 14 à 17 h
– samedi 10 mars de 14 à 18 h.

Commentaires sur l’exposition à partir de 15 h et possibilité de voir des images d’archives dès 16 h à la demande.

Le Bureau de l’ACER

LES AMIS DES COMBATTANT EN ESPAGNE REPUBLICAINE

vous prient de bien vouloir assister aux remises du Prix « Henri Rol-Tanguy » 2016 et 2017 

le vendredi 15 décembre 2017 à 18 h

au 94, rue Jean-Pierre Timbaud (salle Jean Borne) – Paris 11e

Le prix 2016 est décerné à Nils RENARD pour son mémoire, sous la direction de Mme Hidiroglou (Paris 1 – Sorbonne) : « l’engagement des volontaires juifs en Espagne en Espagne Républicaine : mémoires et représentations 1936-2014 »

Le prix 2017 est décerné à Stéphane PASQUALINI pour son mémoire, sous la direction de Mme Renaudet (Université Aix-Marseille) : « les fosses communes du franquisme : les procédures d’expertise médico-légales à l’œuvre dans les exhumations de fosses des disparus de la guerre civile espagnole »

  • Composition du jury sous la présidence de François GODICHEAU, professeur d’histoire contemporaine, université Toulouse Jean Jaurès :
  • Jean-François BERDAH (Université Toulouse Jean Jaurès)
  • Jean-François CARCELEN (Université de Montpellier)
  • Robert COALE (Université de Rouen)
  • Guy KRIVOPISSKO (ancien Directeur du MRN)
  • Natacha LILLO (Université Paris Diderot)
  • Edouard SILL (doctorant en histoire – EPHE)
  • Rémi SKOUTELSKY (docteur en histoire)
  • Ramon CHICHARRO, ACER
  • Bruno BELLIOT, ACER

Comme chaque année, avec les Comités ANACR d’Ile de France, les anciens et les amis du 151 Régiment d’infanterie (Rancourt-Verdun) et la FNDIRP qui organisent ce rendez-vous, l’ACER appelle à participer à l’hommage qui sera rendu au colonel FABIEN mercredi 27 décembre, jour anniversaire de sa mort.

Le rendez-vous a été fixé à 10h30 à l’entrée du cimetière du Père-Lachaise, rue des Rondeaux, dans le 20ème arrondissement. Métro Gambetta. La cérémonie est prévue à 10h45.

Soyons nombreux à participer à ce rendez-vous de la mémoire pour rendre hommage à cette grande figure de la Résistance dont l’engagement contre le fascisme et le nazisme pendant la guerre d’Espagne à débuté dans les rangs des Brigades internationales.

Le Bureau de l’ACER

LA VILLE DE FONTENAY-sous-Bois (94),
 en partenariat avec  la Fondation pour la Mémoire de la Déportation 94 et l’ACER,
accueille l’Exposition ACER/ONACVG du 2 au 13  NOVEMBRE 2017
dans les salons de l’Hôtel de Ville
et rend hommage aux Fontenaysiens morts durant ce conflit
 
au programme :
  • Le 2 novembre à 19 h : inauguration d’une plaque au cimetière communal en hommage aux Fontenaysiennes et Fontenaysiens engagés en Espagne.
    Après la cérémonie, vernissage de l’exposition dans les salons de l’Hôtel de Ville
     
  • Le 27 novembre à 20 h à la Maison du Citoyen (16, rue du Révérend Père Lucien Aubry à Fontenay), rencontre-débat autour de la guerre d’Espagne et de ses implications locales

Suite à l’information qui vient de nous parvenir, relative à la profanation le 30 août, dans le cimetière de Fuencarral à Madrid, de tombes de Brigadistes et de la plaque évoquant le souvenir des volontaires internationaux venus combattre aux côtés des républicains espagnols pour la Liberté du peuple espagnol ,contre le fascisme et pour la paix en Europe pendant la guerre d’Espagne, l’ACER a réagi pour exprimer son indignation en adressant à Madame la Maire de Madrid, Manuela CARMENA la lettre suivante :

« Madame la Maire,

Nous sommes profondément indignés par les profanations de tombes de brigadistes internationaux au cimetière de Fuencarral.

Nous comptons sur votre vigilance pour que de tels faits ne se reproduisent pas et que toutes les traces de ce déchainement de haine d’un autre âge soient effacées.

Nous saluons le travail de mémoire effectué par la Municipalité de Madrid pour restituer aux Madrilènes le combat héroïque de ses défenseurs en 1936 pour la liberté et la démocratie contre les dictateurs FRANCO, HITLER et MUSSOLINI.

Avec les autres associations internationales de mémoire des volontaires internationaux, nous menons dans nos pays respectifs le travail indispensable contre l’oubli de l’engagement de ces milliers d’hommes et de femmes épris de valeurs antifascistes et républicaines venus à l’aide de la République espagnole. »

Avec toutes nos amitiés, Claire Rol-Tanguy