José Fort nous a quittés

C’est avec une très grande émotion que nous avons appris, le premier jour de la nouvelle édition de la Fête de l’Humanité 2025, la disparition de José Fort, Co-Fondateur et Co-Président de notre association l’ACER. Nous sommes profondément affectés et attristés par cette nouvelle. José était l’un des membres fondateurs de notre association, créée en 1996 et avec laquelle, depuis lors, nous poursuivons les activités qui sont les nôtres afin de préserver et de perpétuer la mémoire historique des volontaires engagés dans les Brigades Internationales durant la guerre d’Espagne pour défendre la République espagnole et combattre le fascisme.
Nous nous honorons d’avoir partagé avec lui, fils du brigadiste Gabriel FORT et de son infirmière espagnole, les premiers pas et les premières étapes du développement de notre association. Nous garderons de lui le souvenir d’un ami, d’un grand journaliste et d’un intellectuel militant pour qui la mémoire de l’engagement avait du sens et dont nous pleurons aujourd’hui la disparition.
Nous garderons également de lui le souvenir d’un grand moment, celui de la première réunion de la Coordination internationale en mai 2010, qui lui tenait tant à cœur, organisée par l’ACER à Paris, à laquelle 15 organisations mémorielles des Brigades Internationales d’Europe et des Etats-Unis avaient participé. Une initiative dans laquelle José s’était beaucoup investi.
Avec la poursuite de nos activités, nous lui resterons fidèles
Nous saluons sa mémoire et adressons à Martine, à sa famille et à ses proches nos très sincères condoléances avec toute notre affection.
Le Bureau de l’ACER,
Les Amis des Combattants en Espagne Républicaine
Nouvelle publication de l’ACER

Georges Dreyfus et Georgette Gueguen, mari et femme, racontent au travers de leurs lettres insérées dans le journal de campagne de Georges, responsable des activités culturelles de l’hôpital international de Mahora, leur guerre d’Espagne, vue du dedans et du dehors, et le quotidien d’un établissement de réadaptation créé par les Brigades Internationales.
« Tu te demandes dans quelle unité je puis être affecté pour avoir une vie si éloignée de la guerre et des bruits de la fusillade ? je suis secrétaire du Centre de rééducation professionnelle de Mahora qui vient d’être fondé pour les blessés des Brigades Internationales et pour les Espagnols dont la capacité de travail est diminuée et qui, ne pouvant plus travailler dans leur métier, sont obligés d’en apprendre un autre. Nenof, mon commandant, nommé directeur de ce Centre, m’a emmené avec lui. C’est un travail très intéressant comme tu peux l’imaginer car il s’agit de faire d’hommes diminués physiquement, des hommes capables de gagner leur vie et d’être utiles à la société. C’est une éduction matérielle et morale aussi bien que physique. Il s’agit d’apprendre à lire et à écrire à un terrassier qui ne peut plus manier la pioche pour qu’il devienne employé de bureau. Il s’agit d’obtenir un électricien qualifié d’un manoeuvre qui ne peut plus exercer son ancien métier qui exigeait de gros efforts physiques. La solidarité internationale n’abandonne pas ceux qui se sont battus pour la liberté ; elle veut en faire des hommes nouveaux. »
UNE BD POUR L’HISTOIRE : La 14e Brigade Internationale La Marseillaise De la défense de Madrid à la bataille de l’Ebre (1936-1938)

LES VOLONTAIRES DE LA LIBERTÉ de la 14e Brigade Internationale
- Venus de France et de Belgique, ils sont partis combattre en Espagne par solidarité avec la République espagnole et pour écarter la menace fasciste planant sur toute l’Europe.
- Un tiers n’est jamais revenu.
UNE HISTOIRE ENCORE TROP MÉCONNUE
- Les Brigades Internationales, c’était 40 000 volontaires étrangers, dont 10 000 Français.
- Ces femmes et hommes venaient de tous horizons (ouvriers, employés, ingénieurs, marins, pilotes, médecins, infirmières, etc.).
- Après l’Espagne, ils ont souvent poursuivi le combat antifasciste dans la Résistance et pour la Libération de l’Europe.
UN PROJET UNIQUE
Une bande dessinée historique pour transmettre l’engagement des Brigadistes aux générations d’aujourd’hui.
👉 SOUTENEZ LE PROJET
Donnez – Partagez –Transmettez
en participant au budget participatif lancé par les Amis des Combattants en Espagne Républicaine (acer-aver.com)
🔗 UNE BD POUR L’HISTOIRE – ACER
POURQUOI UNE BANDE DESSINÉE SUR LA 14E BRIGADE INTERNATIONALE ?
Près de 40 000 étrangers, dont un millier de femmes, se sont rendus comme volontaires en Espagne et les 9/10e étaient membres des Brigades internationales. La moitié d’entre eux sont venus de France, qu’ils aient été de nationalité française, immigrés, réfugiés.
Les Brigades internationales étaient sur presque tous les fronts de la Guerre d’Espagne et ont participé aux batailles les plus importantes. Qu’ils aient été soldats, artilleurs, pilotes, ouvriers spécialistes, médecins, infirmières, ingénieurs, un tiers des volontaires ont payé de leur vie leur engagement au côté du peuple espagnol.
Après l’Espagne, beaucoup reprennent le combat dans la Résistance et les armées de la Libération.
🔎 UN HERITAGE TROP MECONNU
Aujourd’hui, la mémoire des Brigades internationales est reconnue dans plusieurs pays mais reste discrète en France.
C’est pourquoi l’ACER lance le projet d’une bande dessinée historique : « La 14e Brigade internationale – La Marseillaise (1936-1938) ».
Cette BD veut rendre accessible cette histoire au grand public et transmettre aux jeunes générations la force de leur engagement combattant volontaire contre le fascisme.
✨ COMMENT PARTICIPER
- Contribuez au budget participatif en vue d’une sortie à l’automne 2026 pour le 90e anniversaire de la création des Brigades Internationales
- Aidez à éditer et diffuser la BD
- Devenez acteur de la mémoire vivante
👉 Ensemble, faisons vivre l’histoire
de la 14e Brigade internationale !
🔗 UNE BD POUR L’HISTOIRE – ACER
Jean-Claude Lefort, co-Président de l’ACER, nous a quittés
Un frère, un copain, un camarade nous a quittés jeudi après-midi, victime d’un cancer. Il avait 79 ans.
Nos différents, nos divergences, nos colères, nos engueulades ne peuvent prendre le pas sur notre histoire commune et notre amitié : avec François Asensi, nous avons tous les trois vécu des moments intenses à la direction du Mouvement de la Jeunesse communiste dans les années 1970 : les bouleversements de 1968, la guerre US au Vietnam, l’arrivée de la gauche aux affaires en 1981…
Je me souviens de François et Jean-Claude organisant l’occupation de l’ambassade grecque des colonels fascistes à Paris. Des moments où tous les trois, Jean-Claude, le manouche, François, le fils de républicain espagnol et moi le fils de Brigadiste, nous nous retrouvions à Bagnolet, à Aubervilliers et à Montreuil.
Après nos équipées, Jean-Claude a rejoint le secrétariat de Georges Marchais, avant de diriger la fédération du PCF du Val de Marne puis a été élu député de 1988 à 2007. Membre de la Commission des Affaires étrangères, il a participé à de nombreuses négociations internationales et a sillonné le monde. Ce qui lui a permis notamment de récupérer une partie des archives des Brigades internationales déposées à Moscou pour le compte de l’Association des amis des combattants en Espagne républicaine (ACER) qu’il avait créé avec François Asensi et moi-même.
Après avoir passé le relais de son mandat de député à Pierre Gosnat, l’ancien maire d’Ivry, Jean-Claude s’était investi totalement dans l’action de solidarité avec le peuple palestinien en France et souvent sur place jusqu’à ce que le gouvernement Netanyahu lui interdise l’entrée en Israël. Il avait mené une campagne victorieuse pour la libération de Salah Hamouri, devenu plus tard l’époux d’Elsa, la fille de Jean Claude.
Ce soir, ses copains sont dans la peine.
José Fort – 20 juin 2024
10 juin 2024 – ADRESSE AUX PARTIS POLITIQUES de GAUCHE
Le Président de la République vient d’accepter la demande du RN de dissoudre l’Assemblée Nationale et de prendre le terrible risque d’ouvrir la porte de Matignon à l’extrême droite.
Cette situation oblige toute les forces de gauche à un sursaut historique.
Parmi les électeurs du RN, il y a beaucoup de Français en colère à cause de la politique anti-sociale et anti-démocratique du pouvoir, subissant une aggravation de leurs conditions de vie, alors que le manque d’unité des forces de gauche empêchait toute lueur d’espérance de ce côté. Le leurre de la dédiabolisation du RN soutenue par le Président et trop de médias a pu alors fonctionner à plein.
Notre association mémorielle, qui représente les premiers résistants qui ont combattu le fascisme les armes à la main en Espagne de 1936 à 1938, ne peut rester impassible face à ce risque majeur. Car notre histoire est riche d’enseignements : rappelons que la France a déjà fait la douloureuse expérience de l’extrême droite aux commandes sous le régime de Vichy, mais aussi que face au risque fasciste de février 1934, ce sont bien les forces populaires unies qui ont imposé Le Front Populaire de 1936, avec un programme fort de rupture sur le plan politique et social.
Il faut réinventer ce mouvement populaire dans la France d’aujourd’hui : celle des centres-ville, des quartiers populaires, des zones rurales, en leur apportant l’espoir de ne plus avoir peur de l’avenir et de voir leurs conditions de vie évoluer dans un pays apaisé et solidaire.
Soyez à la hauteur des responsabilités qui sont les vôtres aujourd’hui, en vous appuyant sur toutes les forces démocratiques et antifascistes qui existent dans cette France riche de ses diversités citoyennes.
Le Bureau de l’ACER
« Histoire d’une colonie d’enfants espagnols » – Une institutrice dans les Brigades internationales
La collection Espagne/ACER – Volontaires en Espagne républicaine s’enrichit cette année du récit de la volontaire Lisette VINCENT dans un témoignage exceptionnel de son expérience d’institutrice en Catalogne auprès de petits réfugiés
« Histoire d’une colonie d’enfants espagnols »
Une institutrice dans les Brigades internationales
Récit inédit de Lisette Vincent
Institutrice en Algérie, pionnière de la pédagogie Freinet et militante anticoloniale, Lisette Vicent rejoint l’Espagne en 1938 pour s’engager dans les Brigades internationales. Elle est envoyée dans un foyer créé par les Brigades pour les enfants réfugiés espagnols, dans l’arrière-pays catalan, à Coloma de Farners. Son récit raconte son action auprès des enfants et ses efforts pour instruire ses petits élèves, dont elle parle encore mal la langue, selon des méthodes pédagogiques innovantes souvent déroutantes pour la population catalane. L’offensive franquiste balaye bientôt son travail et jette les enfants et leur maitresse sur les routes des Pyrénées, pour fuir vers la France.
120 p. – 12€ 12 x 18 cm
Collection « Espagne / ACER – Volontaires en Espagne républicaine »
Disponible en vente directe auprès de l’ACER
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COLLECTION « Espagne/ACER – Volontaires en Espagne républicaine »
Dirigée par Edouard SILL (historien qualifié Maitre de conférences)
La collection « Volontaires en Espagne républicaine » veut payer la dette morale et mémorielle que nos sociétés libres ont contractée auprès de celles et ceux qui, tandis que le fascisme ouvrait les portes de l’Enfer, ont choisi de
se lever. Beaucoup avaient écrit sur leurs camarades et sur eux-mêmes, leur geste et leurs espoirs. Mais ils et elles avaient dû se taire. D’autres ont parlé à leur place. Aujourd’hui, c’est à leur tour de nous parler d’eux.




