C’est une nouvelle Fête de l’Humanité que vous aurez l’occasion de découvrir les 9, 10 et 11 septembre prochain au sud de Paris, sur le site de l’ancienne base aérienne de Brétigny-sur-Orge au cœur de l’Essonne.
Une grande Fête populaire qui constituera pour l’ACER avec cette nouvelle édition de la Fête de l’Humanité au sud de Paris, une nouvelle et formidable opportunité pour donner une plus grande visibilité à notre association, à nos activités et à nos projets. Le stand de l’ACER sera situé à proximité de l’Espace des Amis de l’Humanité, avenue Pierre Bourdieu, au cœur de la Fête.

Programme d’activités de l’ACER

En partenariat avec les Amis de l’Humanité, de l’association Le Brigadiste, l’ACER invitera le public à voir ou à revoir l’Exposition conçue et réalisée avec le concours de l’ONAC « Levés avant le jour », Les Brigades internationales, de l’Espagne à la Résistance.
Cette Exposition sera présentée au public dans le périmètre de l’Espace des Amis de l’Humanité.

– Horaires de la tenue de l’Exposition :

Vendredi : 15h 19h – Samedi 11h 19h – Dimanche 11h 18h.

Samedi à 13h30, un débat aura lieu sur le thème de la mémoire des Brigadistes de la guerre d’Espagne.

D’autre part, comme chaque année le stand de l’ACER proposera au public de nombreux ouvrages sur l’épopée des Bi, la guerre d’Espagne et la Résistance.

Enfin, on pourra acheter au stand de l’ACER des Tee-shirts et autres articles évoquant le souvenir et la mémoire des Bi.

Comment s’y rendre

Le site de la base 217 à Brétigny-sur-Orge qui accueille cette année la nouvelle édition de la Fête de l’Humanité, n’est pas moins accessible en transports en commun que ne l’était la Courneuve.
En effet, afin de s’assurer que le site sera accessible dans de bonnes conditions, un plan de transport adapté a été étudié par les organisateurs de la Fête en concertation avec la SNCF et les collectivités locales.
Ainsi, durant tout le WE des navettes assureront la liaison entre la gare de Brétigny-sur-Orge, RER C et D et la Fête.
D’autre part, pour ceux qui viendront en voiture, les organisateurs de la Fête ont prévu des capacités de stationnement importantes aux abords immédiats de la Fête.

Alors chers amis, pour ce nouveau rendez-vous de la Fraternité, convivial et festif, donnons-nous rendez-vous au stand de l’ACER et soyons nombreux cette année encore à nous y retrouver.

Bel été à tous et à très bientôt.

Le Bureau de l’ACER

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18h : remise du 6ème prix Henri Rol-Tanguy

19h : présentation des actes du colloque « Solidarias ! Les volontaires étrangères et la solidarité féminine durant la guerre d’Espagne » (PUR 2022), en présence des auteurs et d’Edouard Sill, directeur scientifique de l’ouvrage.

Le prix Henri Rol-Tanguy, soutenu par la Ville de Paris,  récompense chaque année un travail universitaire francophone de niveau Master 2 traitant des multiples expressions de la solidarité internationale envers l’Espagne républicaine et antifasciste, des Brigades internationales, de la mémoire historique de la guerre d’Espagne et/ou de ses continuités durant la Seconde guerre mondiale. Son nom rend hommage au grand combattant que fut Henri Rol-Tanguy.

Le jury du concours, présidé par l’historien François Godicheau, et composé, outre les deux membres de l’ACER, d’universitaires et de personnes faisant autorité en la matière par leurs travaux ou leurs publications, a attribué le prix 2021 à Marina Hurtado Moran pour son mémoire de master 2, réalisé sous la direction de Charlotte Vorms et Mercedes Yusta Rodrigo, intitulé : « Les femmes espagnoles dans la Résistance française : Engagements et homologations des femmes nées en Espagne des archives du bureau Résistance », Mémoire soutenu en septembre 2020 à l’université Paris I Sorbonne.

Dans la salle Jean Borne

La remise du prix et de sa dotation de 2 000 € Se sont tenus en présence de nombreux amis de l’ACER, d’Antonio Selva Iniesta Dorecteur du CEDOBI (Centre d’Etudes et de Documentation des Brigades Internationales d’Albacete), d’un représentant du MRN, et de l’une des deux directrices du travail de recherche lauréat, Mercedes Yusta.

De g. à dr. : le directeur du Cedobi, Ramon CHICHARRO

Dans un discours prononcé au nom de l’ACER, Françoise Demougin, membre du jury, a souligné que le travail de la lauréate était le premier mémoire récompensé à prendre comme sujet central des femmes et à ainsi rendre justice à celles qui ont combattu en Espagne, puis en France, à celles dont les silhouettes se sont estompées discrètement, enveloppées dans le voile de l’oubli. À participer à la construction d’une mémoire féminine de la guerre. Elle a rappelé que le mémoire récompensé – appuyé essentiellement sur un corpus de dossiers personnels conservés au Service Historique des Armées de Paris portant sur 187 « personnes considérées comme femmes » selon les résultats obtenus par la consultation de la base de données – constituait une étude intéressante et originale de cette question complexe et difficile qu’est celle de l’engagement, dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale en France, des femmes nées en Espagne.

 

De g. à dr. : Marina Hurtado Moran et Françoise Demougin

Après avoir cité Albert Camus (« C’est en Espagne que ma génération a appris que l’on peut avoir raison et être vaincu, que la force peut détruire l’âme et que, parfois, le courage n’obtient pas de récompense. C’est, sans aucun doute, ce qui explique pourquoi tant d’hommes à travers le monde considèrent le drame espagnol comme étant une tragédie personnelle, la dernière grande cause. »), Françoise Demougin a terminé en rappelant avec émotion : « Oui, nous avons envers la guerre d’Espagne une dette qui ne s’éteindra pas. C’est aussi le sens profond de ce prix Henri Rol-Tanguy ».

Marina Hurtado Moran a pris alors la parole pour remercier vivement l’ACER. Elle a dit son émotion de recevoir ce prix, et sa volonté de continuer à travailler sur ce thème qui lui tient à cœur, d’une part en inscrivant un sujet de thèse et d’autre part en y sensibilisant ses élèves de collège.

 

Remise du prix

 À 19h, Édouard Sill a présenté l’ouvrage ¡Solidarias! , publié aux Presses universitaires de Rennes (PUR) avec le soutien de l’ACER – directeur É. Sill et préface de Cl. Rol-Tanguy. Cette publication fait suite à la tenue du colloque du même nom, organisé par l’ACER en octobre 2018. Édouard Sill a rappelé en souriant les débuts de cette aventure « un peu folle » qu’a été l’organisation du colloque en octobre 2018. Il a ensuite souligné la qualité scientifique des communications et des articles retenus pour la publication présentée. À ce propos, il a rappelé que si toutes les communications n’avaient pas pu être retenues dans l’ouvrage présenté, toutes avaient fait l’objet d’une valorisation.

 

Édouard Sill présentant Solidarias !

 

La soirée s’est terminée par un buffet cocktail fraternel.

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« SOLIDARIAS ! » consacrés aux volontaires étrangères et à la solidarité internationale féminine durant la guerre d’Espagne (1036-1939)

SONT PARUS aux Presses Universitaires de Rennes

Vous pouvez vous procurer le livre  (22 €) :

  • Directement auprès de votre libraire
  • Auprès des PUR (voir bon de commande sur le flyer)
  • Auprès de l’ACER (22 € + 6 € de frais de port)

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Comme chaque année les Amis de la Commune nous convient à nous joindre à eux pour participer à la traditionnelle Montée a mur des Fédérés au cimetière du Père Lachaise.

Cette année, pour le 151ème anniversaire de la Commune, la Montée au mur aura lieu samedi 21 mai. Elle sera précédée, place des Fêtes dans le 19ème arrt en matinée, d’un grand rassemblement populaire et festif. Aussi, c’est de la place des Fêtes que le cortège partira pour cette Montée au mur. Heure de départ prévue, 14h30. Suivant l’itinéraire envisagé et qui reste encore à confirmer, celui-ci empruntera la rue des Fêtes, la descente de la rue de Belleville puis le Bd de Belleville et remontera ensuite l’avenue Gambetta. Il accédera au cimetière du Père Lachaise par l’entrée de la rue des Rondeaux. Arrivée prévue au Mur des Fédérés entre 15h30 et 16h.

Soyons nombreux cette année encore pour répondre à l’Appel des Amis de la Commune afin de participer à cette grande manifestation mémorielle pour rendre hommage aux fusillés et aux déportés de la Commune de Paris 1871 et pour préserver le message et les leçons d’espérance des communards pour un monde meilleur et plus juste.

La Commune n’est pas morte, vive la Commune.

Le Bureau de l’ACER

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L’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine plonge l’Europe et le monde dans une nouvelle dimension lourde de périls.

Rien ne peut justifier cette guerre contre un Etat souverain, jetant sur les routes de l’exil des centaines de milliers de femmes, d’enfants, de vieillards qui, nous le savons, vont terriblement et durablement souffrir du déracinement de leur terre natale.

Il faut les accueillir dignement, c’est notre devoir comme il a toujours été le nôtre pour d’autres peuples martyrisés par le fascisme au XXe siècle et contraints à l’exil ; en ce début de XXIe siècle, après les Syriens fuyant les bombardements meurtriers de l’aviation de POUTINE allié du sanglant Bachar El Assad, ce sont les Ukrainiens qui subissent le même sort tragique.

Le Président POUTINE devra répondre un jour devant le Tribunal International de sa folie meurtrière et des bombardements massifs pratiqués sur les villes, et de ce que l’on peut déjà qualifier de crimes de guerre en ciblant délibérément écoles et hôpitaux…

La résistance du peuple ukrainien pour garder sa liberté et son indépendance est remarquable mais sera très lourde en pertes humaines si elle devait durer. Il faut que des négociations internationales convergent rapidement pour aboutir à l’arrêt de la guerre et créer une zone de paix.

Paris, le 12 mars 2022
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La date limite de dépôt des candidatures est exceptionnellement repoussée du 1er octobre au 1er décembre 2021 à 20 heures

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C’est avec une grande tristesse que nous réagissons à la disparition d’Henry DIAZ après une longue vie d’engagement et d’action qui force l’admiration.

 Il est de ceux qui avaient compris très tôt la menace du fascisme international qui pesait sur le monde. De son propre chef, il partit avec les premiers volontaires en Espagne pour défendre la République les armes à la main jusqu’en janvier 1939. Il ne cachait pas dans ses récits  les conditions très dures de cette lutte devenue inégale. Après la débâcle de 1940 et son emprisonnement en Allemagne, il n’avait pu supporter longtemps son sort et réussit enfin avec courage et intrépidité son évasion pour prendre sa place dans les maquis de la Résistance. Comme d’autres témoins de cette période, il avait à cœur  de témoigner pour les jeunes générations.

Nous nous inclinons respectueusement et fraternellement devant sa mémoire et présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.

 Le Bureau de l’ACER (les Amis des Combattants en Espagne Républicaine), le 15 mars 2021

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Au motif qu’elle prétendrait, en se référant à l’esprit « de réconciliation et de concorde » de la loi sur la Mémoire Historique adoptée par les Cortes en 2007 (sur proposition du gouvernement de Luis Zapatero), agir pour éviter la division entre les Espagnols, la municipalité de Madrid a ordonné la destruction d’un monument mémoriel dans le cimetière de l’Est (la Almudena) sur lequel figuraient les noms de 2 936 personnes fusillées sous le régime dictatorial de Franco. Le but étant, selon la Mairie, de remplacer ce mémorial par un monument ayant vocation à pouvoir rendre hommage à toutes les victimes de la guerre civile et de la post-guerre, mettant ainsi sur le même plan victimes et bourreaux.

Quelle ignominie !

La Mairie Madrid, sous la signature de son 2ème adjoint, répond à notre lettre de protestation du 5 Novembre 2020, non sans cynisme et hypocrisie, (voir texte ci-joint) et nous fait savoir :

  • Qu’il regrette sincèrement notre étonnement et notre indignation « au sujet des initiatives prises par la Mairie de Madrid » selon lui « en rapport avec la Mémoire Historique de notre pays ».
  • Qu’il persiste à penser que les initiatives de la Mairie de Madrid sont respectueuses de toutes les victimes de la guerre et conformes à la loi de 2007 sur la Mémoire Historique.

En conséquence, il nous faut comprendre que la Mairie de Madrid ne veut rien entendre et demeure sur ses positions intransigeantes quant à la poursuite de ses actions attentatoires à la Mémoire Historique Démocratique. Dans ces conditions, nous n’avons pas d’autre alternative que de soutenir les actions engagées par la Plateforme en Défense du mémorial du Cimetière de l’EST pour en appeler à l’opinion publique.

L’ACER


Traduction de la réponse de la Mairie de Madrid, sous la signature de son 2ème adjoint :

Le maire de Madrid m’a demandé de répondre à votre courrier du 5 courant.

En premier lieu je souhaite vous en remercier et, au nom de Monsieur le Maire, et avec tout le respect dû à l’organisation que vous représentez, je dois vous dire que je ne partage pas vos considérations, légitimes cependant, et que je regrette sincèrement votre étonnement et votre indignation au sujet des initiatives prises par la Mairie de Madrid qui sont en rapport avec la Mémoire Historique de notre pays.

En effet, car, paradoxalement, ces initiatives soulignent le ferme engagement de la Mairie de Madrid pour respecter la loi 52/2007 dans laquelle on reconnaît et élargi les droits et l’on prévoit des mesures en faveur de ceux qui ont souffert des persécutions et des violences pendant la guerre civile et la dictature.

Une loi qui appelle à l’esprit de réconciliation et de concorde, à la volonté de se retrouver et à éviter la division entre les espagnols. Notre engagement nous pousse à essayer de mettre en accord nos actes avec la loi et les recommandations du responsable de la Mémoire Historique de la Mairie de Madrid qui a proposé, le 7 mars dernier, une plaque sur laquelle ne figureront plus les noms des personnes fusillées. C’est ce que nous avons fait.

Il est vrai que le responsable de la Mémoire Historique a fait une autre proposition : ériger un monument aux victimes de ce que l’on a appelé « la terreur rouge » pendant la guerre civile. Mais cette proposition n’a pas été retenue par notre équipe municipale, la précédente non plus d’ailleurs.

En ce qui nous concerne, étant donné le prix du premier mémoriel, 600.000 € nous avons considéré qu’il n’était pas sensé de dépenser une somme pareille pour ériger un deuxième monument. On rendra hommage ainsi à toutes les personnes qui ont été fusillées pendant ces terribles et dramatiques années de la guerre civile et de la post-guerre ;

Je regrette que cette décision qui prétend être un hommage de la Municipalité de Madrid, sincère, respectueux et émouvant, à toutes les victimes qui ont, ici, perdu leur vie pendant cette triste période de notre Histoire, vous semble revancharde et sectaire : je crois, sincèrement qu’elle est approuvée par l’immense majorité des madrilènes.

En ce qui concerne le changement de nom de deux rues de la ville de Madrid, je voudrais vous dire qu’il s’agit d’une décision adoptée au sein le l’instance supérieure de la représentation politique des citoyens de cette ville qui est le Conseils municipal. Un accord pris en conformément à la Loi 52/2007.

Le respect de la loi, de celle-ci et de toutes les autres, au-delà de toute considération, constitue l’un des principaux piliers de l’Etat de Droit en Espagne et en définitive de la démocratie, grâce à la Constitution et a une Transition exemplaire, dont jouissent les espagnols depuis plus de quarante ans. Quatre décennies qui ont été, précisément, les plus fécondes de notre Histoire dans tous les domaines et particulièrement en ce qui concerne le bien-être et la reconnaissance des droits et libertés de l’ensemble des espagnols.

11.11.2020

VERSION ESPAGNOLE

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Paris, le 5 novembre 2020 / Monsieur Jose Luis MARTINEZ-ALMEIDA / Maire de Madrid/alcade@madrid.es

Monsieur le Maire,

Notre association porte la mémoire des volontaires internationaux, Français et étrangers, venus soutenir la République espagnole démocratiquement élue en 1936.

Nous sommes très sensibles à ce tout ce qui touche la reconnaissance pleine et entière de la mémoire démocratique de cette période tragique de votre pays – tronquée pendant de trop longues années de dictature. Nous saluons tous les progrès qui sont faits dans ce sens, en particulier grâce au travail des associations et de nombreux historiens pour donner une vision véritablement historique de cette période.

Aussi, quelle ne fut pas notre stupeur et notre indignation d’apprendre les décisions de la Municipalité que vous présidez concernant le retrait de plaques au cimetière de l’Est de Madrid qui se trouve ainsi défiguré, bafouant la mémoire des victimes de la dictature franquiste.

Cet acharnement sur les symboles funéraires de la répression franquiste et le retrait des plaques des noms de rues d’Indalecio PRIETO et Francisco LARGO CABALLERERO, respectivement Ministre et Président du Conseil d’un gouvernement légal, sont choquants pour tout démocrate.

Avec les associations signataires de la Plataforma del Memorial del cementerio del Este de Madrid, nous dénonçons avec vigueur l’attitude revancharde et sectaire de la Municipalité de Madrid qui ne peut que provoquer discorde et affrontement.

Aussi, nous demandons le rétablissement à Madrid de toutes les plaques rappelant la période historique de la République espagnole et de ses représentants démocratiquement élus, et de tous ceux témoignant de la répression de la dictature franquiste contre la démocratie qui ont été profanés au cimetière de l’Est.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de nos sentiments distingués.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale de l’ACER

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