C’est avec une grande tristesse que nous réagissons à la disparition d’Henry DIAZ après une longue vie d’engagement et d’action qui force l’admiration.

 Il est de ceux qui avaient compris très tôt la menace du fascisme international qui pesait sur le monde. De son propre chef, il partit avec les premiers volontaires en Espagne pour défendre la République les armes à la main jusqu’en janvier 1939. Il ne cachait pas dans ses récits  les conditions très dures de cette lutte devenue inégale. Après la débâcle de 1940 et son emprisonnement en Allemagne, il n’avait pu supporter longtemps son sort et réussit enfin avec courage et intrépidité son évasion pour prendre sa place dans les maquis de la Résistance. Comme d’autres témoins de cette période, il avait à cœur  de témoigner pour les jeunes générations.

Nous nous inclinons respectueusement et fraternellement devant sa mémoire et présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.

 Le Bureau de l’ACER (les Amis des Combattants en Espagne Républicaine), le 15 mars 2021

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Au motif qu’elle prétendrait, en se référant à l’esprit « de réconciliation et de concorde » de la loi sur la Mémoire Historique adoptée par les Cortes en 2007 (sur proposition du gouvernement de Luis Zapatero), agir pour éviter la division entre les Espagnols, la municipalité de Madrid a ordonné la destruction d’un monument mémoriel dans le cimetière de l’Est (la Almudena) sur lequel figuraient les noms de 2 936 personnes fusillées sous le régime dictatorial de Franco. Le but étant, selon la Mairie, de remplacer ce mémorial par un monument ayant vocation à pouvoir rendre hommage à toutes les victimes de la guerre civile et de la post-guerre, mettant ainsi sur le même plan victimes et bourreaux.

Quelle ignominie !

La Mairie Madrid, sous la signature de son 2ème adjoint, répond à notre lettre de protestation du 5 Novembre 2020, non sans cynisme et hypocrisie, (voir texte ci-joint) et nous fait savoir :

  • Qu’il regrette sincèrement notre étonnement et notre indignation « au sujet des initiatives prises par la Mairie de Madrid » selon lui « en rapport avec la Mémoire Historique de notre pays ».
  • Qu’il persiste à penser que les initiatives de la Mairie de Madrid sont respectueuses de toutes les victimes de la guerre et conformes à la loi de 2007 sur la Mémoire Historique.

En conséquence, il nous faut comprendre que la Mairie de Madrid ne veut rien entendre et demeure sur ses positions intransigeantes quant à la poursuite de ses actions attentatoires à la Mémoire Historique Démocratique. Dans ces conditions, nous n’avons pas d’autre alternative que de soutenir les actions engagées par la Plateforme en Défense du mémorial du Cimetière de l’EST pour en appeler à l’opinion publique.

L’ACER


Traduction de la réponse de la Mairie de Madrid, sous la signature de son 2ème adjoint :

Le maire de Madrid m’a demandé de répondre à votre courrier du 5 courant.

En premier lieu je souhaite vous en remercier et, au nom de Monsieur le Maire, et avec tout le respect dû à l’organisation que vous représentez, je dois vous dire que je ne partage pas vos considérations, légitimes cependant, et que je regrette sincèrement votre étonnement et votre indignation au sujet des initiatives prises par la Mairie de Madrid qui sont en rapport avec la Mémoire Historique de notre pays.

En effet, car, paradoxalement, ces initiatives soulignent le ferme engagement de la Mairie de Madrid pour respecter la loi 52/2007 dans laquelle on reconnaît et élargi les droits et l’on prévoit des mesures en faveur de ceux qui ont souffert des persécutions et des violences pendant la guerre civile et la dictature.

Une loi qui appelle à l’esprit de réconciliation et de concorde, à la volonté de se retrouver et à éviter la division entre les espagnols. Notre engagement nous pousse à essayer de mettre en accord nos actes avec la loi et les recommandations du responsable de la Mémoire Historique de la Mairie de Madrid qui a proposé, le 7 mars dernier, une plaque sur laquelle ne figureront plus les noms des personnes fusillées. C’est ce que nous avons fait.

Il est vrai que le responsable de la Mémoire Historique a fait une autre proposition : ériger un monument aux victimes de ce que l’on a appelé « la terreur rouge » pendant la guerre civile. Mais cette proposition n’a pas été retenue par notre équipe municipale, la précédente non plus d’ailleurs.

En ce qui nous concerne, étant donné le prix du premier mémoriel, 600.000 € nous avons considéré qu’il n’était pas sensé de dépenser une somme pareille pour ériger un deuxième monument. On rendra hommage ainsi à toutes les personnes qui ont été fusillées pendant ces terribles et dramatiques années de la guerre civile et de la post-guerre ;

Je regrette que cette décision qui prétend être un hommage de la Municipalité de Madrid, sincère, respectueux et émouvant, à toutes les victimes qui ont, ici, perdu leur vie pendant cette triste période de notre Histoire, vous semble revancharde et sectaire : je crois, sincèrement qu’elle est approuvée par l’immense majorité des madrilènes.

En ce qui concerne le changement de nom de deux rues de la ville de Madrid, je voudrais vous dire qu’il s’agit d’une décision adoptée au sein le l’instance supérieure de la représentation politique des citoyens de cette ville qui est le Conseils municipal. Un accord pris en conformément à la Loi 52/2007.

Le respect de la loi, de celle-ci et de toutes les autres, au-delà de toute considération, constitue l’un des principaux piliers de l’Etat de Droit en Espagne et en définitive de la démocratie, grâce à la Constitution et a une Transition exemplaire, dont jouissent les espagnols depuis plus de quarante ans. Quatre décennies qui ont été, précisément, les plus fécondes de notre Histoire dans tous les domaines et particulièrement en ce qui concerne le bien-être et la reconnaissance des droits et libertés de l’ensemble des espagnols.

11.11.2020

VERSION ESPAGNOLE

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Paris, le 5 novembre 2020 / Monsieur Jose Luis MARTINEZ-ALMEIDA / Maire de Madrid/alcade@madrid.es

Monsieur le Maire,

Notre association porte la mémoire des volontaires internationaux, Français et étrangers, venus soutenir la République espagnole démocratiquement élue en 1936.

Nous sommes très sensibles à ce tout ce qui touche la reconnaissance pleine et entière de la mémoire démocratique de cette période tragique de votre pays – tronquée pendant de trop longues années de dictature. Nous saluons tous les progrès qui sont faits dans ce sens, en particulier grâce au travail des associations et de nombreux historiens pour donner une vision véritablement historique de cette période.

Aussi, quelle ne fut pas notre stupeur et notre indignation d’apprendre les décisions de la Municipalité que vous présidez concernant le retrait de plaques au cimetière de l’Est de Madrid qui se trouve ainsi défiguré, bafouant la mémoire des victimes de la dictature franquiste.

Cet acharnement sur les symboles funéraires de la répression franquiste et le retrait des plaques des noms de rues d’Indalecio PRIETO et Francisco LARGO CABALLERERO, respectivement Ministre et Président du Conseil d’un gouvernement légal, sont choquants pour tout démocrate.

Avec les associations signataires de la Plataforma del Memorial del cementerio del Este de Madrid, nous dénonçons avec vigueur l’attitude revancharde et sectaire de la Municipalité de Madrid qui ne peut que provoquer discorde et affrontement.

Aussi, nous demandons le rétablissement à Madrid de toutes les plaques rappelant la période historique de la République espagnole et de ses représentants démocratiquement élus, et de tous ceux témoignant de la répression de la dictature franquiste contre la démocratie qui ont été profanés au cimetière de l’Est.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de nos sentiments distingués.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale de l’ACER

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La Municipalité actuelle de Madrid a décidé de porter des coups inadmissibles à la mémoire démocratique de l’Espagne.
Depuis 2019, elle s’acharne sur les symboles funéraires de la répression franquiste au cimetière de l’Est de Madrid.
Elle a enlevé les plaques sur lesquelles figuraient les noms des 2 936 personnes fusillées les premières années de la Dictature et de la Post-guerre 1936-1944, pour l’unique raison d’avoir défendu la Liberté, la Démocratie et la Justice sociale. Le 16 février 2020, le poème de Miguel Hernandez gravé sur le Mémorial a également été effacé.
Elle a approuvé récemment le retrait des noms des rues d’Indalecio Prieto y Francisco Largo Caballero, ministre des gouvernements de la Seconde République et Président du Conseil de Ministres.
Nous publions ci-dessous le texte de dénonciation de la Plateforme en Défense du Mémorial du Cimetière de l’Est de Madrid.
Avec les associations signataires de cette Plateforme, nous dénonçons avec vigueur l’attitude autoritaire, revancharde et sectaire de la Municipalité de Madrid qui provoque la discorde et l’affrontement dans une société étrangère à leur discours de haine.
Nous demandons le rétablissement de toutes les plaques rappelant la période historique de la République espagnole et de ses élus démocratiquement élus, et de tous ceux témoignant de la répression de la dictature franquiste qui ont été profanés par la Municipalité de Madrid.

MEMOIRE DEMOCRATIQUE POUR LA MAIRIE DE MADRID

VERSION ESPAGNOLE

Les organisations mémorielles et des victimes du franquisme, les partis politiques, les organisations syndicales, sociales, les personnalités et les entités culturelles membres de la Plateforme de défense du Mémorial du Cimetière de l’EST de Madrid, font savoir que :

Le 25 novembre 2019, l’équipe actuelle de la Mairie de Madrid, formée par le Partido Popular et Ciudadanos, a enlevé les plaques sur lesquelles figuraient les noms des 2936 personnes fusillées les premières années de la Dictature et de la Post-guerre 1936-1944 dans le Cimetière de l’Est de Madrid, pour l’unique raison d’avoir défendu la Liberté, la Démocratie et la Justice sociale. Le 16 février 2020, le poème de Miguel Hernandez gravé sur le Mémorial a également été effacé.

La municipalité de Madrid fait preuve d’une attitude autoritaire, revancharde et sectaire qui provoque la discorde et l’affrontement dans une société étrangère à leur discours de haine.

Il y a en Espagne des dizaines de monuments dédiés aux victimes du franquisme semblables à celui qui vient d’être détruit par la Mairie de Madrid ; plusieurs d’entre eux érigés par des municipalités du parti de Monsieur Martinez Almeida.

Tout récemment, la municipalité de Madrid et les forces politiques qui la composent et la soutiennent ont perpétré une nouvelle agression à la Mémoire Démocratique en approuvant le retrait des noms des rues d’ Indalecio Prieto y Francisco Largo Caballero, ministre des gouvernements de la Seconde République et Président du Conseil de Ministres, en se référant de façon revancharde à la Loi de la Mémoire Historique de 2007  mais avec une interprétation révisionniste et négationniste de l’histoire malgré les évidences et la documentation historique. De surcroit, l’infâme agression s’est poursuivie par un autre attentat de la municipalité contre une plaque en souvenir de Largo Caballero. La ville qui a dédié l’une de ses rues à la 250ème Division de la Wehrmacht ayant combattu les alliés sous les ordres d’Adolf Hitler, a, aujourd’hui, détruit une plaque commémorative rendant hommage au déporté 69.040 du camp d’extermination nazi de Sachsenhausen.

C’est pourquoi, les organisations de la Plateforme pour la Défense du Mémorial du cimetière de l’EST, exigent à nouveau (comme elles l’ont déjà fait le 30 janvier 2020) la démission du Maire de Madrid, Monsieur Martinez Almeida et de son premier Adjoint Mme Villacis pour les raisons suivantes :

1)    La destruction du Mémorial du Cimetière de l’Est constitue une humiliation supplémentaire faite aux victimes du franquisme à Madrid et apporte la preuve de l’absence de la plus élémentaire Culture Démocratique et des Droits Humains.

2)    La réinterprétation du Mémorial, une fois supprimés les noms des antifascistes, est une tentative inacceptable de confondre les victimes de guerre avec les victimes de la revanche fasciste en temps de paix ainsi que les membres de la cinquième colonne, complices des putschistes et de leurs bombardements de Madrid, avec ceux qui ont défendu la Légalité Républicaine.

3)    Avec cette décision on cherche à mettre sur le même plan les victimes franquistes, reconnues et les républicains, ignorés et méprisés pendant plus de 80 ans.

4)    Les collectifs mémoriels et des Droits Humains dénoncent l’agression contre la Mémoire des deux dirigeants démocratiques élus, Indalecio Prieto et Largo Caballero. Ces comportements ont pour conséquence que des forces politiques qui se disent démocratiques se confondent avec leurs alliés fascistes. Les excès négationnistes qui caractérisent la politique mémorielle de l’actuelle municipalité de Madrid seraient impensables dans n’importe quelle ville d’un pays démocratique.

5)    Cette municipalité refuse le droit à la Mémoire Démocratique caractéristique de toute société civilisée et gaspille les fonds publics en finançant leurs actes de vandalisme perpétrés dans le Cimetière de l’Est et contre le monument en hommage à Largo Caballero.

6)    Les organisations de la Plateforme pour la défense du Mémorial du Cimetière de l’Est, exigent la démission irrévocable de José Luis Martinez Almeida, Maire de Madrid, et de Begoña Villacis, sa première Adjointe pour avoir fait preuve d’un mépris total pour les victimes du génocide de la dictature franquiste et pour leur ignorance des lois et principes universels du droit à la vérité, à la justice et à la réparation.

Elles exigent la reconstruction du Mémorial du Cimetière de l’Est à l’identique, le retrait de l’accord du 29 septembre dernier, la remise en place de la plaque en hommage à Largo Caballero et que les responsables de ces actes présentent des excuses publiques aux familles et à tous les citoyens.

Ces organisations demandent également au Gouvernement espagnol la construction d’un Mémorial sur des terrains appartenant à l’Administration Générale de l’Etat à Madrid, en hommage à toutes les victimes du franquisme dans la communauté de Madrid qui ont été assassinées pour avoir défendu la démocratie et la liberté.

Nous appelons la société civile à se mobiliser contre l’agression perpétrée contre le Mémorial du cimetière de l’Est en premier lieu, contre les familles de ceux qui ont payé de leur vie leur engagement pour la défense de la légalité démocratique, mais également, contre les droits humains, la Démocratie et la Mémoire Démocratique collective.

Nous demandons le soutien de tous les démocrates et de toute la société pour condamner l’outrage fait à la Mémoire de tous ceux qui ont lutté contre la dictature.

                                                                                    Madrid, le 30 octobre 2020

Plataforma en Defensa del Memorial del cementerio del Este de Madrid

plataformadefensamemorial@gmail.com

Calle Carretas nº 14, 2º H.– 28012 MADRID

COLECTIVOS Y ORGANIZACIONES QUE APOYAN EL MANIFIESTO

COLLECTIFS ET ORGANISATIONS QUI SOUTIENNENT LE MANIFESTE

1 PLATAFORMA CONTRA LA IMPUNIDAD DEL FRANQUISMO

2 AMICAL DE MAUTHAUSEN Y OTROS CAMPOS Y DE TODAS LAS

VÍCTIMAS DEL NAZISMO DE ESPAÑA

3 TODOS LOS NIÑOS ROBADOS SON TAMBIÉN MIS NIÑOS

4 FORO POR LA MEMORIA DE LA COMUNIDAD DE MADRID

5 FEDERACIÓN ESTATAL DE FOROS POR LA MEMORIA

6 MUJERES SUPERVIVIENTES DE VIOLENCIAS DE GÉNERO.

7 RED ROJA

8 FORO PACIFISTA DE CIUDAD REAL

9 ASOCIACIÓN AMISTAD 1 DE MAYO FUENCARRAL EL PARDO

10 CASA VECINAL DE TETUÁN

11 PARTIDO COMUNISTA DE ESPAÑA

12 PSOE-M

13 MUNIMADRID DF.

14 PLATAFORMA VALLECANA X LA DIGNIDAD SOCIAL

15 ASOCIACIÓN DE FAMILIARES DE FUSILADOS DE NAVARRA EN 1936 –  AFFNA36

16 ASOCIACIÓN FORO POR LA MEMORIA DE ARAGÓN

17 ASOCIACIÓN VECINAL ALTO DEL ARENAL

18 PLATAFORMA DE AFECTADOS POR LA HIPOTECA-STOP   DESAHUCIOS MADRID (PAH MADRID)

19 PIRENAICA DIGITAL

20 COLICHE (COLECTIVO POR LA PAZ LA SOLIDARIDAD Y LA JUSTICIA DE LOS PUEBLOS)

21 FORO SOCIAL DE LA RIOJA

22 MADRES CONTRA LA REPRESIÓN

23 ASOCIACIÓN DE EXPRESOS Y REPRESALIADOS POLÍTICOS ANTIFRANQUISTAS

24 ATENEO REPUBLICANO DE CARABANCHEL

25 CENTRO DE ESTUDIOS HISTÓRICOS FERNANDO MORA DE VALLECAS

26 ADARSO – ASOCIACIÓN PARA O DESENVOLVEMENTO E ANÁLISE DA RIBEIRA SACRA OURENSÁ

27ASOCIACIÓN ANDALUZA DE VÍCTIMAS DE LA TRANSICIÓN

28 ASOCIACIÓN MESA DE MEMORIA HISTÓRICA DEL DISTRITO DELATINA

29 ORGANIZACIÓN SOCIAL DE MAYORES DE IZQUIERDAS

30 AMAL. ASOCIACIÓN MADRILEÑA DE ATEOS Y LIBREPENSADORES.

31 ALTERNATIVA REPUBLICANA

32 AFAMEVVA- ASOCIACIÓN DE FAMILIARES DEL MEMORIAL DE VILLANUEVA DE LA SERENA.(BADAJOZ)

33 UGT-MADRID

34 FORO POR LA MEMORIA DE TOLEDO

35 ASOCIACION AY CARMELA DE PESSAC (FRANCIA)

36 ASOCIACIÓN PRO DERECHOS HUMANOS DE ESPAÑA

37 ASSOCIATION POUR LE SOUVENIR DE L’EXIL RÉPUBLICAIN ESPAGNOL EN FRANCE (ASEREF)

38 COLECTIVO REPUBLICANO ANTONIO MACHADO DE SEGOVIA

39 IZQUIERDA UNIDA MADRID

40 MÁS MADRID

41 LA COMUNA, ASOCIACIÓN DE PRESXS Y REPRESALIADXS DEL FRANQUISMO

42 ASOCIACIÓN MEMORIA HISTÓRICA DE CARTAGENA

43 AREKA ELKARTEA

44 ASOCIACIÓN TERRES DE MÉMOIRES ET DE LUTTES DE OLORON-SAINTE-MARIE (FRANCIA)

45 CAUM (CLUB DE AMIGOS DE LA UNESCO DE MADRID)

46 AFETÍ -ASSOCIACIÓ FEMINISTA DE TÍRIG-

47 PARTIDO COMUNISTA DE ESPAÑA (MARXISTA-LENINISTA)

48 JUVENTUD COMUNISTA DE ESPAÑA (MARXISTA-LENINISTA)

49 ORREAGA FUNDAZIOA

50 FEDERACIÓN DE PENSIONISTAS Y JUBILADOS DE CCOO DE MADRID

51 MESA DE DEMOCRACIA PARTICIPATIVA, LAICISMO, TRANSPARENCIA Y MEMORIA HISTÓRICA DEL FORO LOCAL DE CARABANCHEL

52 COMITÉ DE EMPRESA DE LA USMR CCOO MADRID

53 COLECTIVO DE VÍCTIMAS DEL FASCISMO DE LA TORRE DE ESTEBAN HAMBRÁN, TOLEDO (VFTEH)

54 FORO POR LA RECUPERACIÓN DE LA MEMORIA DEMOCRÁTICA DE LAS VEGAS

55 ASOCIACIÓN DE VECINOS LA UNIÓN DE VALLECAS

56 ASOCIACIÓN 24 AOÛT 1944, LA NUEVE (DE PARIS)

57 MUJERES X LA REPÚBLICA

58 MADRES UNIDAS CONTRA LA DROGA

59 PLATAFORMA DE ASOCIACIONES MEMORIALISTAS DE ARAGÓN-PAMA-

60 COORDINADORA NAVARRA DE PUEBLOS POR LA MEMORIA:AMAPOLA DEL CAMINO / BIDEKO MITXINGORRIA

61 ASOCIACIÓN PARA LA RECUPERACIÓN DE LA MEMORIA HISTÓRICA DE ALCALÁ DE HENARES (ARMHADH)

62 CENTRO PASTORAL SAN CARLOS BORROMEO

63 ASOCIACIÓN POR LA RECUPERACIÓN DE LA MEMORIA HISTÓRICA DE ARAGÓN (ARMHA)

64 MESDE (ASOCIACIÓN DE LA MEMORIA SOCIAL Y DEMOCRÁTICA)

65 KOSLADA ANTIFASCISTA

66 ASOCIACIÓN DE AMIGOS DE LAS BRIGADAS INTERNACIONALES

67 CCOO DE MADRID

68 BLOQUE ANTIFASCISTA DE LOGROÑO

69 FUNDACIÓN FRANCISCO LARGO CABALLERO

70 FEDERACIÓN REPUBLICANOS

71 CONFEDERACIÓN TERRITORIAL DE MADRID, CASTILLA LA MANCHA Y EXTREMADURA DE CGT

72 COMISIÓN DE MEMORIA LIBERTARIA DE CGT

73 ASOCIACIÓN TXINPARTA-FUERTE SAN CRISTÓBAL RED DE MEMORIA COLECTIVA

74 ASOCIACIÓN CULTURAL BATUSEIRA

75 ASOCIACIÓN MARCOS ANA

76 ASOCIACIÓN DE MEMORIA HISTÓRICA DEL BAIX LLOBREGAT

77 PODEMOS COMUNIDAD DE MADRID

78 JUVENTUDES DEL PARTIDO EQUO

79 ASOCIACIÓN GRANADINA VERDAD JUSTICIA Y REPARACIÓN

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Nous sommes très attristés par la disparition d’Hortensia VIDAL, dont la jeunesse fut marquée par la guerre d’Espagne et la tragédie de l’exode républicain, et dont nous saluons la permanence de l’engagement républicain tout au long de sa vie.

Nous avions eu plaisir à la rencontrer et l’écouter parler notamment de son voyage jusqu’au Chili sur le Winnipeg.

Nous te présentons ainsi qu’à toute sa famille nos plus sincères condoléances de la part de l’ACER.

La famille Rol-Tanguy communique :

Cécile ROL-TANGUY est décédée ce jour 8 mai 2020 à 12 h 10, à son domicile de Monteaux (Loir-et-Cher), à l’âge de 101 ans. Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944.

Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d’honneur, Grand Croix dans l’Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l’occupant nazi. Cécile ROL-TANGUY soulignait toujours qu’elle n’acceptait ces décorations qu’en hommage à toutes les femmes de l’ombre, rouages indispensables de la lutte clandestine. Aux déportées, aux internées, à toutes celles assassinées par l’ennemi et pourtant si souvent oubliées à l’heure de la victoire. A toutes les femmes qui, comme elle, une fois la guerre terminée, reprirent simplement leur place dans la vie quotidienne de leur famille et du pays.

Née Cécile LE BIHAN le 10 avril 1919, elle était la fille unique de François LE BIHAN, ouvrier électricien, militant du Parti Communiste Français depuis sa création en 1920 et dirigeant syndical de la CGT, déporté-résistant mort à Auschwitz en 1943 et de Germaine JAGANET, femme au foyer et résistante, elle aussi.

L’engagement de Cécile ROL-TANGUY date de 1936, du Front Populaire et de la guerre d’Espagne. C’est au Syndicat des Métaux CGT de Paris, où elle est employée, qu’elle rencontre Henri TANGUY, dirigeant des métallos parisiens, combattant volontaire dans les Brigades Internationales aux côtés de la République espagnole attaquée par Franco. Ils se marient en 1939, juste avant la guerre durant laquelle il est mobilisé en première ligne.

Dès la fin juin 1940, alors qu’elle vient de perdre leur premier enfant, Françoise, le jour de l’entrée de la Wehrmacht dans Paris, elle rejoint ce qui deviendra la Résistance. Elle tape des tracts, des journaux syndicaux et autres documents illégaux de la CGT interdite et travaille pour les avocats communistes qui défendent les premiers emprisonnées du régime de Vichy.

Le 18 août 1940, elle accueille Henri TANGUY à Paris, tout juste démobilisé. Le jour même, elle le met en contact avec les cadres clandestins de la CGT. Quatre ans plus tard, jour pour jour, elle tapera l’ordre de l’insurrection parisienne que son mari – devenu le colonel ROL, Chef militaire régional des FFI de l’Ile de France- lui dictera à l’aube de la semaine insurrectionnelle victorieuse de la capitale. Entre temps, le couple a plongé dans la clandestinité dès octobre 1940. Elle vivra alors, aux côtés de son époux dont elle est l’agent de liaison, la vie clandestine des résistants. Elle donnera aussi le jour – en mai 1941 et novembre 1943 – à deux enfants, Hélène et Jean.

Elle participera à la semaine insurrectionnelle de Paris du 19 au 26 août 1944, au cœur de la décision et de l’action, dans le PC souterrain du Colonel ROL, sous la place Denfert-Rochereau. Elle sera la seule femme présente quand le Général De Gaulle recevra l’Etat-Major des FFI d’Ile-de-France, le 26 août 1944 à l’Hôtel de Ville. Cécile et Henri Rol-Tanguy, avec Lucie et Raymond Aubrac, resteront comme les deux couples symboles de la Résistance intérieure française. Après-guerre, elle donnera naissance à deux autres enfants, Claire (1946) et Francis (1953) et demeurera l’indispensable collaboratrice de son mari.

Jusqu’à son dernier souffle, Cécile ROL-TANGUY témoignera de sa fidélité à l’utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l’émancipation des femmes.

A la suite de son mari, décédé en 2002, Cécile était également Présidente de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance) et Présidente d’Honneur de l’ACER/AVER (Amis des Combattants en Espagne Républicaine/ Amicale des Volontaires en Espagne Républicaine). Jusqu’en 2014, elle animera régulièrement des échanges sur la Résistance avec des collégiens et lycéens. Enfin, en août 2019, elle assistera aux cérémonies du 75e anniversaire de la Libération de Paris.

Monteaux, le 8 mai 2020

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Dès la première heure, elle a résisté au nazisme. Epouse du colonel Henri Rol-Tanguy, Cécile Grand officier de la légion d‘honneur a été aux premiers rangs de la libération de Paris en août 1944.

Au Palais de l’Elysée, alors que Jacques Chirac venait de l’élever au grade de Grand officier de la légion d’honneur, Cécile Rol-Tanguy déclarait : « Cette distinction, monsieur le Président, je l’accepte au nom de toutes les femmes résistantes oubliées, celles dont on n’a jamais parlé, celles qui n’ont rien eu. »

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite le Bihan à Royan avait fêté au mois d’avril 2019 ses cent ans entourée de sa famille et de ses nombreux amis. Elle est décédée ce jeudi 8 mai 2020 chez elle, à midi, à Monteaux (Loir et Cher), entouré des siens. Comme un symbole.

Une grande dame vient de nous quitter et pas seulement parce qu’elle était l’épouse du célèbre colonel Henri Rol-Tanguy, le métallo-brigadiste parti défendre la République espagnole avant d’entrer en résistance contre les nazis. Elle avait été la proche collaboratrice puis la femme du chef FFI artisan de la libération de Paris en août 1944.

Cécile c’était aussi Cécile, surtout Cécile, une femme de courage, d’intelligence et de lucidité.

Fille de François Le Bihan, syndicaliste et communiste français, déporté à Auschwitz, Cécile Rol-Tanguy était une femme d’action. Elle a milité à l’Union des jeunes filles de France, participé activement aux Comités d’aide à l’Espagne républicaine et a rejoint le parti communiste en 1938. Elle a d’abord été la marraine de guerre d’Henri avant de l’épouser en avril 1939.

Dès juillet 1940, elle entre en clandestinité. Elle est agent de liaison et lui arrive de cacher des armes dans le landau de ses enfants. C’est elle qui tape à la machine, sous la dictée de Rol, l’appel à l’insurrection des Parisiens.

Après la mort d’Henri (2002), Cécile Rol-Tanguy a poursuivi le travail de mémoire : en présidant l’association « Les Amis des combattants en Espagne républicaine » (ACER), en participant à des cérémonies, des rencontres et des débats. Elle était une femme d’écoute et d’échanges, jamais d’idées imposées.

Il y a quelques années, l’accompagnant à Vénissieux pour une cérémonie à la mémoire d’Henri, nous avions échangé dans le train sur l’état du monde. Je me souviens de ses mots : «  Nos rêvions d’un monde en paix et nous assistons à tant de conflits et de barbaries. Nous rêvions d’une vie meilleure et nous devons supporter tant d’injustices. Au soir de ma vie, j’ai un souhait : que les jeunes générations reprennent le flambeau de la paix, de la liberté, de la résistance en s’opposant à l’intolérance d’où qu’elle vienne et en trouvant des voies nouvelles pour un avenir meilleur. »

A Hélène, Claire, Jean, Francis les enfants de Cécile Rol-Tanguy et à ses petits-enfants toute notre affection.

José Fort

 

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André SCHMER s’est éteint à 93 ans à Ivry-sur-Seine.

Nous n’oublierons pas de sitôt la verve et la bonne humeur d’André, sa profonde humanité comme son parcours d’engagement depuis sa jeunesse,

A cette annonce, plusieurs de ses amis de l’ACER ont fait part de leur tristesse. Parmi eux, Roberto LAMPLE qui a voulu rappeler un souvenir  commun :

Nous étions  dans un collège à Evry, invités par une professeure d’histoire pour évoquer la Résistance. « Ce sont des classes difficiles », nous avait-elle prévenus. En quelques mots, il avait capté l’attention de ces jeunes lycéens. Des mots simples, clairs, chargés d’émotions, et d’humour qui, malgré les différences de générations et de culture, firent qu’à la fin il reçut une  ovation. »

Le Bureau de l’ACER présente ses sincères condoléances à Christiane et nous l’assurons de notre fraternelle amitié.

Repas des adhérents de l’ACER en 2018 auquel participaient André et Christiane

 

EN SAVOIR PLUS

Notre ami Roger BOURDERON est décédé le 6 novembre 2019. Homme de conviction, historien reconnu, spécialiste de la Résistance, il était aussi avec sa compagne Denise un adhérent fidèle de l’ACER.

C’est en 2006 qu’il organisa avec Pierre REBIERE le colloque de l’ACER : « Passé et Actualité de la guerre d’Espagne » dont les actes furent publiés sous sa direction. Il était resté toujours disponible pour notre association, bien qu’il se défendit d’être un spécialiste de la guerre d’Espagne. Sans doute le travail réalisé avec Henri ROL-TANGUY pour l’édition de sa biographie l’avait rapproché des volontaires en Espagne Républicaine qui avaient poursuivi leur combat antifasciste dans la Résistance.

Nous sommes très touchés par sa disparition ; il restera dans nos mémoires pour tout le travail historique accompli, et dans nos coeurs pour sa gentillesse et sa générosité. A Denise et leurs enfants, nous présentons nos condoléances attristées et notre amitié sincère.

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