C’est avec une très grande émotion que nous venons d’apprendre la disparition, à l’âge de 102 ans, de Joseph Almudever, ancien combattant de l’armée républicaine espagnole, puis, engagé dans les rangs des Brigades internationales.
Né à Marseille de parents espagnols, Joseph s’établit en Espagne en 1931 à Alcacer, dans la province de Valence, village d’origine de son père. Membre des JSU (Jeunesses Socialistes Unifiées) en Espagne, il rejoignit les troupes républicaines en juillet 1936 malgré son jeune âge, grâce à un faux certificat de naissance. Blessé à Teruel en mai 1938, il ne put réintégrer les troupes républicaines au sortir de l’hôpital. Il s’engagea alors dans les Brigades internationales au sein de la 129è brigade.
Après la démobilisation des Brigades, en novembre 1938, il revint à Marseille où il fit un court séjour. De retour à Valence en février 1939, il vécut les événements de la tragédie du port d’Alicante. Son père et lui furent internés au camp d’Albatera (province d’Alicante).
Condamné en 1941 à 30 ans de détention, Joseph fut emprisonné pendant quatre ans et finalement libéré. Il reprendra le combat dans un groupe de guérilla du Levante. Son groupe tombera en 1947 et deux de ses compagnons furent fusillés.
Joseph Almudever partit clandestinement à Barcelone, puis passa les Pyrénées à pied en août 1947 pour rejoindre son frère Vincent à Pamiers dans l’Ariège. En France, Joseph travaillera comme maçon et fut membre du PCF et de la CGT. Avec son épouse Carmen, qu’il avait épousée en Espagne et qui l’avait rejoint en Ariège, il eut 5 enfants.
Fidèle à son engagement et à ses convictions, Joseph demeurera sa vie durant un combattant et un citoyen antifasciste au service de la démocratie et de la liberté. Une vie exemplaire pour nous tous et pour les générations nouvelles.
Nous garderons de lui le souvenir vivace d’un ami et d’un camarade chaleureux plein de vitalité. Ses amis et ses camarades de l’ACER s’inclinent devant sa mémoire et adressent à sa famille et à ses proches leurs sentiments d’affection et leurs très sincères condoléances.

Le Bureau de l’ACER

DÉCOUVRIR LE PARCOURS DE JOSEPH ALMUDEVER

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150è anniversaire de la Commune de Paris 1871

En ce 150è anniversaire de la Commune de Paris l’ACER appelle, comme chaque année, ses adhérents et leurs amis à participer à la montée au Mur des Fédérés au Père-Lachaise samedi 29 mai 2021,

Temps forts de la journée du 29 mai pour préparer la montée au Mur des Fédérés :

  • Place de la République à partir de 10h : rassemblement populaire et animations organisés par les Amis de la Commune de Paris et les associations partenaires de l’événement.
  • Mise en place du cortège pour le Mur des Fédérés : 13h30.
  • Départ du cortège : 14h

Il y a 150 ans, Paris s’engageait dans une expérience brève et inédite, refermée par un massacre de population civile sans équivalent dans notre histoire nationale contemporaine.

« Plus que jamais, la Commune reste une source d’inspiration et de confiance pour toutes celles et tous ceux qui se réclament encore et toujours des valeurs de la République démocratique et sociale ».

Tel est le sens de l’appel des Amis de la commune de Paris 1871 et des associations investies dans la préparation du 150è anniversaire de la Commune.

Lieu de rendez-vous : Place de la République à 13h30 afin de nous intégrer dans le cortège qui se formera pour la Montée au Mur des Fédérés. Pour donner de la visibilité à notre présence dans le cortège nous porterons avec nous le drapeau de l’AVER. Il permettra de nous retrouver et de nous rassembler. Un bel hommage aux anciens des Brigades internationales en Espagne qui ont combattu le fascisme en portant haut les couleurs et les idéaux de la Commune de Paris.

Nous souhaitons pouvoir vous retrouver nombreux pour commémorer et célébrer ce 150è anniversaire de la Commune.

La Commune n’est pas morte. VIVE LA COMMUNE !!!

Le Bureau de l’ACER.

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C’est avec une grande tristesse que nous réagissons à la disparition d’Henry DIAZ après une longue vie d’engagement et d’action qui force l’admiration.

 Il est de ceux qui avaient compris très tôt la menace du fascisme international qui pesait sur le monde. De son propre chef, il partit avec les premiers volontaires en Espagne pour défendre la République les armes à la main jusqu’en janvier 1939. Il ne cachait pas dans ses récits  les conditions très dures de cette lutte devenue inégale. Après la débâcle de 1940 et son emprisonnement en Allemagne, il n’avait pu supporter longtemps son sort et réussit enfin avec courage et intrépidité son évasion pour prendre sa place dans les maquis de la Résistance. Comme d’autres témoins de cette période, il avait à cœur  de témoigner pour les jeunes générations.

Nous nous inclinons respectueusement et fraternellement devant sa mémoire et présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.

 Le Bureau de l’ACER (les Amis des Combattants en Espagne Républicaine), le 15 mars 2021

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150e anniversaire de la Commune de Paris

En cette année anniversaire des évènements de la Commune de Paris, il y a 150 ans, les Amis de la Commune ont décidé, en accord avec beaucoup d’autres associations partenaires, dont l’ACER, de créer un site dédié. Un « site éphémère », partagé dans le respect de chacun. La création de ce site est conçue pour permettre aux associations partenaires qui le souhaitent de disposer à l’occasion de cet anniversaire d’une vitrine de présentation de leurs initiatives et de leurs activités. L’adresse du site partagé « 150e anniversaire de la Commune » est la suivante : https://commune150ans.fr
Comme le rappelle l’Edito des Amis de la Commune, la mémoire de la Commune « a nourri le combat des exploités, des opprimés, des discriminés dans le monde entier. Elle a irrigué le mouvement ouvrier et la gauche. Elle a longtemps été dénigrée, déformée et occultée. Dans les sociétés déchirées qui sont les nôtres dans un monde incertain et de démocraties malades, le souvenir, les valeurs et l’exemple de la Commune sont d’une actualité incomparable». La justice sociale, la démocratie et la laïcité faisaient partie de l’ADN des valeurs dont les volontaires des Brigades internationales étaient porteurs dans leur engagement solidaire avec les républicains espagnols durant la guerre d’Espagne (1936-1939), dans le combat qui fut le leur contre le fascisme.

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Les volontaires de la liberté
et la Commune de Paris

Dès les premiers jours du soulèvement militaire, des volontaires français et émigrés partirent spontanément, sans qu’il y eût de consignes politiques. Ils s’engagèrent dans les colonnes espagnoles de miliciens. Après avoir combattu sur le front d’Aragon ou participé au débarquement de Majorque, une centaine de volontaires se retrouvèrent à Barcelone. C’est dans cette ville que va se constituer la Centurie Commune de Paris qui sera intégrée dans la Colonne Libertad du PSUC. Celle-ci part le 5 septembre 1936 combattre sur le front du Centre (Pelahustan, Cenicientos,…) menacé par les troupes rebelles.
Lors de la création des Brigades Internationales (BI) (officiellement le 22 octobre, mais les premiers brigadistes arrivèrent à Albacete, future base des brigades Internationales, le 13 octobre), les volontaires de la Centurie les rejoignirent pour former le deuxième Bataillon de la XIe BI en formation. C’est ainsi que se créa le Bataillon Commune de Paris. Le troisième bataillon de la XIe portera le nom de Dombrowski, ce général tué sur les barricades.

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L’ACER vous présente pour 2021 ses meilleurs vœux  de paix, de liberté et de santé.
Nous formons également des vœux  pour que cette année nous puissions reprendre normalement nos activités afin préserver la mémoire des anciens des Brigades internationales et des républicains espagnols. Une activité militante exigeante au service de la justice et de la mémoire.
Le Bureau de l’ACER
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Au motif qu’elle prétendrait, en se référant à l’esprit « de réconciliation et de concorde » de la loi sur la Mémoire Historique adoptée par les Cortes en 2007 (sur proposition du gouvernement de Luis Zapatero), agir pour éviter la division entre les Espagnols, la municipalité de Madrid a ordonné la destruction d’un monument mémoriel dans le cimetière de l’Est (la Almudena) sur lequel figuraient les noms de 2 936 personnes fusillées sous le régime dictatorial de Franco. Le but étant, selon la Mairie, de remplacer ce mémorial par un monument ayant vocation à pouvoir rendre hommage à toutes les victimes de la guerre civile et de la post-guerre, mettant ainsi sur le même plan victimes et bourreaux.

Quelle ignominie !

La Mairie Madrid, sous la signature de son 2ème adjoint, répond à notre lettre de protestation du 5 Novembre 2020, non sans cynisme et hypocrisie, (voir texte ci-joint) et nous fait savoir :

  • Qu’il regrette sincèrement notre étonnement et notre indignation « au sujet des initiatives prises par la Mairie de Madrid » selon lui « en rapport avec la Mémoire Historique de notre pays ».
  • Qu’il persiste à penser que les initiatives de la Mairie de Madrid sont respectueuses de toutes les victimes de la guerre et conformes à la loi de 2007 sur la Mémoire Historique.

En conséquence, il nous faut comprendre que la Mairie de Madrid ne veut rien entendre et demeure sur ses positions intransigeantes quant à la poursuite de ses actions attentatoires à la Mémoire Historique Démocratique. Dans ces conditions, nous n’avons pas d’autre alternative que de soutenir les actions engagées par la Plateforme en Défense du mémorial du Cimetière de l’EST pour en appeler à l’opinion publique.

L’ACER


Traduction de la réponse de la Mairie de Madrid, sous la signature de son 2ème adjoint :

Le maire de Madrid m’a demandé de répondre à votre courrier du 5 courant.

En premier lieu je souhaite vous en remercier et, au nom de Monsieur le Maire, et avec tout le respect dû à l’organisation que vous représentez, je dois vous dire que je ne partage pas vos considérations, légitimes cependant, et que je regrette sincèrement votre étonnement et votre indignation au sujet des initiatives prises par la Mairie de Madrid qui sont en rapport avec la Mémoire Historique de notre pays.

En effet, car, paradoxalement, ces initiatives soulignent le ferme engagement de la Mairie de Madrid pour respecter la loi 52/2007 dans laquelle on reconnaît et élargi les droits et l’on prévoit des mesures en faveur de ceux qui ont souffert des persécutions et des violences pendant la guerre civile et la dictature.

Une loi qui appelle à l’esprit de réconciliation et de concorde, à la volonté de se retrouver et à éviter la division entre les espagnols. Notre engagement nous pousse à essayer de mettre en accord nos actes avec la loi et les recommandations du responsable de la Mémoire Historique de la Mairie de Madrid qui a proposé, le 7 mars dernier, une plaque sur laquelle ne figureront plus les noms des personnes fusillées. C’est ce que nous avons fait.

Il est vrai que le responsable de la Mémoire Historique a fait une autre proposition : ériger un monument aux victimes de ce que l’on a appelé « la terreur rouge » pendant la guerre civile. Mais cette proposition n’a pas été retenue par notre équipe municipale, la précédente non plus d’ailleurs.

En ce qui nous concerne, étant donné le prix du premier mémoriel, 600.000 € nous avons considéré qu’il n’était pas sensé de dépenser une somme pareille pour ériger un deuxième monument. On rendra hommage ainsi à toutes les personnes qui ont été fusillées pendant ces terribles et dramatiques années de la guerre civile et de la post-guerre ;

Je regrette que cette décision qui prétend être un hommage de la Municipalité de Madrid, sincère, respectueux et émouvant, à toutes les victimes qui ont, ici, perdu leur vie pendant cette triste période de notre Histoire, vous semble revancharde et sectaire : je crois, sincèrement qu’elle est approuvée par l’immense majorité des madrilènes.

En ce qui concerne le changement de nom de deux rues de la ville de Madrid, je voudrais vous dire qu’il s’agit d’une décision adoptée au sein le l’instance supérieure de la représentation politique des citoyens de cette ville qui est le Conseils municipal. Un accord pris en conformément à la Loi 52/2007.

Le respect de la loi, de celle-ci et de toutes les autres, au-delà de toute considération, constitue l’un des principaux piliers de l’Etat de Droit en Espagne et en définitive de la démocratie, grâce à la Constitution et a une Transition exemplaire, dont jouissent les espagnols depuis plus de quarante ans. Quatre décennies qui ont été, précisément, les plus fécondes de notre Histoire dans tous les domaines et particulièrement en ce qui concerne le bien-être et la reconnaissance des droits et libertés de l’ensemble des espagnols.

11.11.2020

VERSION ESPAGNOLE

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Paris, le 5 novembre 2020 / Monsieur Jose Luis MARTINEZ-ALMEIDA / Maire de Madrid/alcade@madrid.es

Monsieur le Maire,

Notre association porte la mémoire des volontaires internationaux, Français et étrangers, venus soutenir la République espagnole démocratiquement élue en 1936.

Nous sommes très sensibles à ce tout ce qui touche la reconnaissance pleine et entière de la mémoire démocratique de cette période tragique de votre pays – tronquée pendant de trop longues années de dictature. Nous saluons tous les progrès qui sont faits dans ce sens, en particulier grâce au travail des associations et de nombreux historiens pour donner une vision véritablement historique de cette période.

Aussi, quelle ne fut pas notre stupeur et notre indignation d’apprendre les décisions de la Municipalité que vous présidez concernant le retrait de plaques au cimetière de l’Est de Madrid qui se trouve ainsi défiguré, bafouant la mémoire des victimes de la dictature franquiste.

Cet acharnement sur les symboles funéraires de la répression franquiste et le retrait des plaques des noms de rues d’Indalecio PRIETO et Francisco LARGO CABALLERERO, respectivement Ministre et Président du Conseil d’un gouvernement légal, sont choquants pour tout démocrate.

Avec les associations signataires de la Plataforma del Memorial del cementerio del Este de Madrid, nous dénonçons avec vigueur l’attitude revancharde et sectaire de la Municipalité de Madrid qui ne peut que provoquer discorde et affrontement.

Aussi, nous demandons le rétablissement à Madrid de toutes les plaques rappelant la période historique de la République espagnole et de ses représentants démocratiquement élus, et de tous ceux témoignant de la répression de la dictature franquiste contre la démocratie qui ont été profanés au cimetière de l’Est.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de nos sentiments distingués.

Claire ROL-TANGUY, Secrétaire Générale de l’ACER

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